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le 8/04/2009

GERETS, un bon entraîneur ?


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Débauché en urgence par Pape Diouf au milieu de la saison dernière pour relancer un OM moribond, à plat moralement, et bien déficient sur le plan du jeu, Erik Gerets présente aujourd’hui à Marseille un bilan pour le moins honorable: une sacro-sainte et inespérée qualification pour la Champions League 2008-09, et une 2eme place à 1 point de Lyon au soir de la 29eme journée de l’exercice suivant de Ligue1. De quoi faire rêver tout un people, et d’envisager dans une moindre mesure mais dans de bonnes dispositions une 3eme qualification consécutive du club olympien pour l’indispensable Ligue des Champions. Sans oublier une hypothétique finale européenne en Coupe de l’UEFA si Marseille vient a bout de deux adversaires à sa mesure.

Suffisant pour faire du Belge un bon entraîneur? Sûrement pas selon les commentaires habituels de comptoir, mais également selon les dires de quelques fins spécialistes hexagonaux du ballon rond.

Pour répondre à cette question loin d’être existentielle mais tout du moins intéressante, on s’attardera, sans avoir la prétention d’être exhaustif, sur 3 volets essentiels. D’abord les résultats, incontournables dans ce foot business dominé par l’exigence de retour sur l’investissement. La fonction managériale du coach d’aujourd’hui et sa dimension humaine, mais également l’aspect tactique et purement footballistique, que vous saurez sûrement agrémenter de commentaires astucieux.

Un palmarès enviable

Passons rapidement sur ses nombreux titres en tant que joueur: de ses 2 premiers championnats nationaux remportés avec le Standard de Liège en 82 et 83, une année au Milan AC, puis 6 titres nationaux quasi-consécutifs avec le PSV Eindhoven de 1986 à1992, ponctués par cette victoire en Coupe d’Europe des Clubs Champions en 1988 avec le même PSV. Notons également ses 86 sélections en Equipe de Belgique qui en font le 2eme joueur belge le plus capé de l’histoire, et ses 3 phases de Coupe du monde jouées, et notamment l’épopée 86 auréolée d’une belle quatrième place.

Son palmarès d’entraîneur prend sa 1ere ligne lors de sa 3ème saison à Lierse en Belgique, où il met fin en 1997 aux 12 titres en 13 ans remportés par les incontournables FC Bruges et RSC Anderlecht. Nommé entraîneur de l’année, il est logiquement enrôlé par le rival brugeois, avec qui il remporte un nouveau titre de champion de Belgique l’année suivante, ainsi qu’une nouvelle récompense d’entraîneur de l’année 98. L’année suivante sera moins heureuse, et il part rejoindre le club qui l’a fait gagner, le PSV, où il remporte deux championnats consécutifs en 2000 et 2001, avec un certain Ruud Van Nistelrooy en pointe. Débauché par les allemands de Kaiserslautern, puis par ceux de Wolfsburg, son palmarès en Bundesliga reste pourtant vierge. A noter cependant, le contrat à vie proposé par le président de Wolfsburgqu’il sauve de la relégation en 2004.

Apres avoir été approché par l’Olympique Lyonnais, il débarque finalement en Turquie et obtient un titre national supplémentaire en permettant a Galatasaray de remporter un titre de champion de Turquie qui lui échappait depuis 4 ans.

Un palmarès d’entraîneur plus qu’honorable, auquel seule une récompense en Allemagne manque. Notons toutefois que ni Kaiserslautern, ni Wolfsburg n’ont jamais eu l’effectif et les moyens d’un Bayern ou du Borussia Dortmund de l’époque.

Des résultats cependant amplement suffisants pour attirer l’attention de l’actionnaire principal de l’OM également actionnaire du Standard de Liège, attention fortement sollicitée par le Président marseillais et non moins Pape en son royaume et aux yeux de ses fidèles, le dénommé M.Diouf.

Gérer les hommes

La fonction managériale du coach du 21eme siècle n’a échappé à personne. Outre la gestion des transferts également imputable au directeur sportif et aux moyens financiers du club, la gestion et la vie du groupe au jour le jour relève du rôle du coach.

Gerets apprécie l’être humain, et ce dernier semble bien lui rendre, les nombreuses manifestations d’affection de ses joueurs lors de nombreux matchs ou interviews en témoignent. Assez rare dans ce milieu d’individualistes.

En souhaitant l’arrivée de Ben Arfa et ses 15 millions d’euros pour compléter et/ou concurrencer un duo de petits milieux offensifs brillants et prédestinés pour jouer au centre (Valbuena et Ziani), un premier gros enjeu a pour l’instant été bien négocié: faire patienter l’écorché vif Hatem lors de ses nombreuses phases de méforme, et lui faire accepter la concurrence. Ses quelques éclats en Coupe d’Europe ne justifient pas les sommes dépensées, mais le groupe fonctionne pour l’instant, et Ben Arfa ne semble pas sur le départ, malgré un premier soucis contre le PSG l’automne dernier. On a vu la frustration de Ben Arfa de n’être que remplaçant lors de ce match primordial pour tout joueur marseillais. Ainsi que ses excuses publiques un peu ridicules mais sûrement exigées de Gerets et du staff. A la veille du match retour au Parc, il est en regain de forme depuis 3-4 semaines. Qu’ à cela ne tienne, Gerets le remet sur le banc, et titularise Zenden au Parc des Princes. Avec raison vu le score, mais une décision révélant bien Gerets l’homme: gérer avec poigne, tout en sachant apparemment se faire apprécier.

Prenons aussi le cas Zubar. Contre Lille, fin novembre, Ronald accumule les bourdes monumentales depuis quelques matchs, le Vélodrome siffle à chaque fois qu’il touche le ballon et on se dit, à la mi-temps, qu’on ne le reverra plus. Erreur.

«Si je l’avais enlevé, je le perdais pour le reste du championnat. Avec un jeune comme lui, tu ne réagis pas comme avec un type de 32 ans. J’ai préféré prendre la responsabilité sur mes épaules». Un cote protecteur, allié à un franc-parler qui plait, au détriment de certains. Djibril Cissé en a fait les frais, son attitude sur le terrain et son manque de solidarité avec ses partenaires étant une des raisons majeures ayant poussé Gerets à le mettre sur le banc en début de saison et à entraîner son départ.

Un franc-parler qui au passage fait également le bonheur de la presse, un sacréatout quand on entraîne a Marseille.

Une preuve supplémentaire de l’importance d’une vie de groupe positive dans le fonctionnement de Gerets est le recrutement de Wiltord. Un bon professionnel, meneur d’hommes expérimenté et facile à vivre aura toujours sa place dans l’effectif du Belge.

Un mauvais tacticien?

Qu’en est-il de Gerets le technicien? Etqu’est-ce qu’un bon tacticien?

Un entraîneur qui apporte une idée ou identité de jeu, et qui arrive à la faire appliquer à son équipe? L’entraîneur, qui après avoir finement étudié l’adversaire d’un soir, arrive à contrer ses forces et exploiter ses moindres faiblesses? Les deux?

Gerets n’a pas créé une identité de jeu bien définie à l’OM.Il ne l’avait pas fait non plus en Belgique, ni en Allemagne, ni à Galatasaray. En fait très peu d’entraîneur en France peuvent s’en vanter. Suaudeau, Denoueix et l’école nantaise l’ont fait avec brio et pour le plus grand plaisir des spectateurs à une époque. Ou Guy Roux avec son éternel équipe de contre en 4 3 3. Mais comment exiger d’un entraîneur éjectable du jour au lendemain qu’il pose des fondations et donne à son équipe une identité, qui devrait se travailler sur le long terme et ce a partir du centre de formation? Illusoire, en tout cas dans un club a haute pression. Et Gerets ne semble pas être un entraîneur avec une vision sur le long terme.

Il s’inscrit bien davantage dans le rôle du technicien exploitant au maximum les forces de son effectif en fonction de l’adversaire. Son 4-2-3-1 du début avec seul Cissé ou Niang en pointe s’est régulièrement transformé en 4-4-2 avec un milieu en losange plus conforme aux qualités techniques des petits milieux marseillais, ou en 4-3-2-1 avec 3 récupérateurs pour les matchs plus délicats.

Une constante cependant: "de la rigueur et de l’élan" comme il dira un jour au PSV. Une phrase qui colle parfaitement à l’image qu’il avait laissée comme joueur, celle d’un latéral droit au tacle autoritaires et aux montées en ligne incessantes.

Rigueur et agressivité derrière, et une volonté constante de se porter au plus vite vers l’avant, d’où sa volonté de recruter des joueurs explosifs sur les ailes ou au milieu comme Kone ou Ben Arfa. Tout en s’appuyant sur un pivot pouvant remiser et faire monter vite le bloc (Niang, Brandao, et donc pas Cissé et ses contrôles du tibia).

Mais tactiquement, Gerets n’a pas de système privilégié. Disciple de Goethals qu’il a eu au Standard, il est tout sauf un entraîneur figé.

En Allemagne par exemple, il alterna divers schémas de jeu, 4-3-2-1, 4-3-3, passant également par des systèmes à trois défenseurs en 3-5-2 ou 3-4-1-2. A Wolfsburg, il organisa son équipe autour d’un créateur, véritable numéro 10, l’Argentin D’alessandro. Wolfsburg alternait également diverses organisations, faisant preuve d’une grande intelligence tactico-collective. Encore une fois, l’adaptation: la défense était organisée par le duo Quiroga-Hofland, associée à Schnoor en défense à trois, ou aux latéraux Waiser et Rytter pour une défense à 4. Au milieu de terrain, la sécurité était offerte par Thiam et le Ghanéen Sarpei. Devant, l’Argentin Klimowiz, sans grande technique, offrait en revanche une grande efficacité face au but, appuyé sur les côtés par Brdaric mais surtout le Bulgare Petrov.

Au PSV, c’est sur le rusé Van Nistelrooy seul en pointe qu’il a bâti son premier titre. La blessure de ce dernier la saison suivante lui fit recruter le jeune Kezman, qui immédiatement inscrivit 24 buts en 2000-2001. Le retour de Van Nistelrooy accouchera d’une redoutable paire d’attaquants avec Kezman, preuve une fois de plus de l’adaptabilité tactique du technicien belge.

Son coaching peut être qualifié d’audacieux et d’hyper réactif. Peut-être trop de temps en temps. Mais on reproche tellement a des coachs comme Domenech de rester figé jusqu’à la 80eme minute, qu’on peut apprécier la volonté de Gerets de vouloir influer sur le cours des matchs en prenant le risque d’être violemment critiqué.

Ses choix de titulaires sont parfois surprenants. Lors du récent match au Parc des Princes où L’OM s’est imposé lors d’un tournant primordial avec une équipe incluant Zenden, Brandao et Civelli en lieu et place de Ben Arfa, Niang et Rodriguez, on a pu apprécier l’audace de ses choix.

Quant a son coaching en cours de match, le dernier exemple en date contre Nantes est révélateur: Niang et Koné, improductifs, sortent à la mi-temps au profit de Ben Arfa et Zenden. Ces changements transfigurent immédiatement le jeu de l’équipe. En un quart d’heure et deux buts de la tête servis par Zenden, le match est plié. Un exemple parmi beaucoup dont certains sans résultats a la clé. Mais Gerets a le mérite de tenter, usant souvent de ses 3 remplacements, et bien avant la 80eme minute.

Alors peut-être pas le tacticien illusoire dont beaucoup revent, avec une idée de jeu applicable a toute équipe. Mais un entraîneur que Marseille aura bien du mal a remplacer: un coach ayant connu le succès et les trophées dans la plupart de ses clubs, un homme respectéde ses joueurs, du public et des medias, et possédant par son passé de joueurs et par ses divers clubs une culture tactique mine de rien assez diversifiée... Le tout avec des résultats pour l’instant meilleur que les 10 derniers coachs marseillais.

Très cher Pape et RLD, où est donc le chéquier? Et si l’homme hésite, qu’est-ce qu’un zéro de plus quand on s’offre Brandao a 8 millions d’euros?

bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par deco

le 8 avril 2009 à 11H46

GERETS, un bon entraîneur ?

Excellentissime l’ami tryphon.

Très complet et très bien argumenté.

J’apprécie sa manière de manager son équipe et sa capacité à diriger son groupe. Il n’hésite pas de mettre les joueurs en formes au détriment des « titulaires ».

Il possède de vraies qualités humaines et surtout un charisme et un fort caractère qui lui permettent de régler assez rapidement les débordements des joueurs (cf l’affaire Ben Arfa et Niang).

Côté tactique il est soumis comme tu le soulignes si bien à la pression du résultat immédiat mais surtout des joueurs qu’il a à sa disposition .Cette année il aura tout de même adopté assez souvent pour le 4-2-3-1.

Je pense sincèrement que Gerets est un excellent entraîneur, pas seulement un très bon « pompier » de service.

Pourquoi tant d’hésitation de re-signer un nouveau contrat :

Niveau salaire ? Il n’en donne pas l’impression..........

Des exigences élevées au niveau résultats ? Oui comme dans tout grand club.....

Plus de pouvoirs dans le domaine de recrutement ? Je pense que oui...............

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par lezard

le 8 avril 2009 à 11H47

GERETS, un bon entraîneur ?

ouah, un article de mini !

je le lis dès que je peux, mais pete avait bien résumé la question : très bon meneur d’hommes, mais pour le reste, des doutes ; mais un meneur d’hommes, c’est ce qu’il faut à l’Om, peuchère

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par d’ago

le 8 avril 2009 à 11H59

GERETS, un bon entraîneur ?

Un bon article. T’as bien potassé la carrière de Gerets.

S’il ne signe pas, c’est peut-être qu’il a une touche ailleurs.

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par Jean-Fodette

le 8 avril 2009 à 12H33

GERETS, un bon entraîneur ?

En équipe nationale ? Vandereycken vient de se faire virer...

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par morathi

le 8 avril 2009 à 12H48

GERETS, un bon entraîneur ?

Bon artcile c’est sur.

Evicement Gerets c’est un bon entraineur ! Les cas Ben Arfa et Zubar que tu cites il les a parfaitement gerés. Tactiquement c’est du bon aussi, il s’est peut être fait avoir quelques fois, (moi en tant que parisien je pense au match aller au vélodromme où Pancrate et Luyindula avaient bien bloqués les montés des latéraux et l’impact physique de Hoarau avait été considérable) mais il est vraiment compétent.

La question qu’il faut se poser sur Gerets c’est surtout comment se fait-il qu’il n’est pas encore prolongé ? Dans l’équipe.fr on dit qu’il fait partie de la short list pour le poste de sélectionneur Belge. Moi je crois qu’il doit y avoir des trucs qui le gêne sinon il ressignerait tout de suite. (Anigo ?)

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par Munich

le 8 avril 2009 à 13H36

GERETS, un bon entraîneur ?

je plussoie morathi pour les qualités de coach (les deux derniers matchs, l’entrée de ben arfa etc.... ç’est du coaching, non ?)

et un mec marrant en plus le gerets, normalement il officialise son maintien aux renes de l’OM la semaine prochaine

TB article de minideniers aka tryphon aka le bouffeur de granola

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par Interimlover

le 8 avril 2009 à 13H53

GERETS, un bon entraîneur ?

Gerets est le choix numéro 1 pour les Diables Rouges, mais impayable pour une fédération belge complètement désargentée, et qui s’orientera probablement plutôt vers ces inconnus (à l’échelle internationale) que sont De Sart (T1 des olympiens demi-finalistes à Pékin) voire Broos (ex-coach des Bruges et Anderlecht). Advocaat, Beenhakker, Bölöni et Wilmots ont également été cités ; mais les premiers sont sans doute trop chers, le troisième fait peut-être monter la sauce auprès d’un Standard qui tarde à le prolonger, et le dernier n’a guère d’expérience, à défaut de charisme, de personnalité et de légitimité au Nord comme au Sud du pays (ce qui est essentiel ici).

Gerets, c’est l’énigme. On le cite aussi au Standard (mais je n’y crois guère, et lui préférerais d’ailleurs Bölöni), il ne reste guère plus de 2-3 ans dans un club (bien que l’OM convienne à son tempérament), et a déjà dit souhaiter relever un nouveu défi dans un championnat qui ne lui est encore connu (soit Liga ou Premier League).

Le sentiment, surtout, que l’argent sera encore déterminant dans son choix (Gerets serait sorti ruiné d’un divorce il y a quelques années, ce qui l’aurait alors décidé, à l’époque, de renier un pré-accord au Standard, pour préférer un contrat combien plus juteux au Galata).

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par morathi

le 8 avril 2009 à 14H59

GERETS, un bon entraîneur ?

Munich : bin... Gerets fait du bon coaching, c’est ce que j’ai dit non ?

J’ai cité un match (om/psg) où il s’était moins bien débrouillé pour dire que parfois il avait peut être fait quelques petites erreurs ce qui expliquerait que certains journalistes minimisent ses qualités mais dans mon post moi je met surtout en avant ses qualités. Cela dit c’était peut être mal tourné.

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par Munich

le 8 avril 2009 à 15H03

GERETS, un bon entraîneur ?

salut morathi, non aucun souci, c’était tout bien écrit !

en fait, j’ai juste écrit mon com’trop vite, je voulais dire que j’étais d’ac avec toi en prenant en exemple les deux derniers matchs (nantes et sainté) où le coaching de gerets (et l’entrée de ben arfa) a été décisif...

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par d’ago

le 8 avril 2009 à 15H55

GERETS, un bon entraîneur ?

Interim,

Wilmots, ce serait le bon choix.

Faut un homme providentiel pour rendre à la Belgique du foot sa fierté et sa confiance.

Rien à voir (ou presque) : Que devient Ceulemans ?

(Pour moi, le meilleur joueur belge que j’ai vu.)

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par Interimlover

le 8 avril 2009 à 16H40

GERETS, un bon entraîneur ?

Après un séjour court et malheureux à Bruges, Ceulemans s’en est retourné, il y aura bientôt deux ans je crois, coacher l’équipe de Westerlo (bled de 15000 âmes, au Sud-est d’Anvers), qu’il entraînait déjà avant de se fourvoyer à Bruges.

Et avec beaucoup de réussite à Westerlo, d’ailleurs : divers succès, sur des scores de tennis, contre Anderlecht ; place régulière dans la bonne moitié du classement, malgré l’un des plus ridicules budgets de l’"élite" (le foot belge y réclame hélas des guillemets), et en produisant un football très offensif et séduisant... quoique un peu naïf, et qui explique en partie son échec à Bruges.

Ceulemans y est peinard, en coach réservé et un rien paternaliste, dans un environnement familier (sa région d’origine)... Condition sine qua non, pour ce grand sensible et indécrottable modeste, à son épanouissement humain et footbalistique... et qui explique qu’il ait toujours refusé les offres qui lui étaient faites, jadis, de carrières et châteaux en Espagne ou Italie.

Un mec bien, et un des rares footbaleurs belges à avoir figuré utilement dans les classements individuels européens.

Il eût mérité une toute autre carrière, mais ça lui convenait très bien comme ça.

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par Interimlover

le 8 avril 2009 à 16H48

GERETS, un bon entraîneur ?

Quant aux Diables de carnaval : Gerets serait parfait, mais c’est très improbable (je ne le vois pourtant pas rester à l’OM, personnellement).

Mais plus encore, et j’abonde donc dans ton sens : Wilmots peut être providentiel... mais en lui attachant un De Sart, par exemple, qui a pour bonne part formé les grands talents actuels, et a arraché une 4ème place aux JO dans des conditions épouvantables (soit quasiment avec une équipe réserve, et malgré les tackles à répétition de la fédération belge et de VanderEycken).

Et surtout, surtout (et tant pis si cela sonnera poujadiste) : que le monde politique dégage du football en Belgique, et qu’on y rende le foot aux hommes de foot.

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par Interimlover

le 8 avril 2009 à 16H54

GERETS, un bon entraîneur ?

Problème : un ticket De Sart-Wilmots, c’est peut-être trop francophone au goût d’une certaine Flandre (pas toute, mais une bonne part tout de même), qui rejetterait pour l’heure, sous prétexte de défaut de charisme, la candidature d’un De Sart seul.

Ce pays est marrant, mais il me désespère parfois...

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