Les maudits du noble art : "Charles "Sonny" Liston, le boxeur mort né." (fin)
Seconde et dernière partie consacrée à la vie de Charles Sonny Liston
Le premier combat professionnel de Sonny a lieu à Saint-Louis, le 02 Septembre et le pauvre Don Smith tiendra sur ses cannes trente-trois secondes avant de s’effondrer comme un château de cartes. Deux cents dollars encaissés en une demi-minute et en toute légalité. Voilà qui motive Sonny à remettre le couvert deux semaines plus tard face au pauvre Ponce de Leon (Quel Nom!) pour une victoire plus longue à se dessiner ( aux points en quatre reprises).
Mitchell met sur pieds un programme idéal pour engranger des succès faciles et la confiance de combattre à domicile.
Les victoires s’enchaînent et la presse fait mention d’un nouveau "Joe Louis" pour souligner l’ascension fulgurante de ce boxeur que personne ne connaissait il y a seulement deux ans.
Mais l’ordre naturelle des choses, la progression établie par le duo Mitchell/Harrisson vont être bouleversées le 07 Septembre 1955. Sonny se rend seul à Détroit où il doit affronter le champion des Lours-Légers du Michigan, Marthy Marshall à la Motor City Arena. Mitchell est occupé au journal, Harrison n’a pas les liquidités pour accompagner Sonny. Juste avant de monter sur le ring, Liston est approché par deux hommes qui lui demandent de "ménager Marshall quelques rounds". Deux hommes à l’allure familière pour Sonny, le genre de gars qui ne plaisantent pas, qui plombent les cervelles si le business le commande.
Sonny est pertubé, il n’a jamais appris à ménager quelq’un, il n’a jamais rien appris d’ailleurs, il agit avec instinct sans méthodologie ou raisonnement, surtout que le Marshall s’effondre dès la première reprise sur un Jab à peine lâché. Il est desemparé. Il tâtonne avec maladresse dans l’obscurité de ses pensées. Que voulait dire ce "Ménage le quelques rounds". Il se laisse frapper tout le long du combat qu’il perd sur décision des juges. A Mitchell, il fournira des explications de gamin affolé, bafouillant, divaguant, "on m’a dit de le ménager", "ils avaient l’air de vrais dur...", derrière ce "on" ou ce ’ils", Mitchell sait que se cache le bras droit d’un caïd de la pègre new-yorkaise, Blinky Palermo.
De retour à Saint-Louis, Liston se disperse. Il fréquante les night-clubs et nouent des liens avec des personnes peu recommandables. Sa carrière plafonne. Il rencontre Josep Vitale, manager de boxe. proxénète, receleur, dealer.L’homme est multicarte, un véritable couteau suisse du syndicat du crime.
Par l’ intermédiaire de Vitale, Sonny fait la connaissance de Raymond Sarkis, parrain de la mafia libanaise de Saint-Louis. Sonny va servir les intêrets de Sarkis, en devenant son chauffeur personnel, son garde du corps de Sarkis et en réalisant quelques sales boulots comme casser les jambes des mauvais payeurs ou saccager des commerces qui refusent la protection de Sarkis.
Les combats sont plus espacés dans le temps, Sonny s’ennuit, son hygiène de vie est déplorable. Il est devenu alcoolique. Il descend tout ce qu’il lui tombe sous la main, Bourbon, Scotch, Whisky et couche également avec tout ce qui se présente. Flanqué de son ami et collègue Foneda Cox,Sonny chasse dans les rues de Saint-louis. Le numéro d’approche est parfaitement rôdé. Foneda est beau garçon, charmeur; élegant, tout le contraire de Sonny. les filles ne résistent pas longtemps et après quelques verres les lits des chambres d’hôtels crasseux de Saint-Louis hurlent d’abriter la violence du traitement que Sonny inflige aux pauvres filles qui ont le malheur de croiser son chemun. Quand la chasse s’avère improductive, le duo se rabat sur des prostituées que Sonny maltraite avec une plus grande sauvagerie encore. Quand au petit matin, elles quittent la chambre du monstre avec leur billet de cent dollars dans le sac à main, elles ont leur instrument de travail ravagé par les coups de butoirs d’un animal démesurément membré. Sarkis aplanit les différents avec les maquereaux de la ville, fâchés de voir leur matière première abîmée.
Entre 1953 et 1956, Sonny fera l’objet de quatorze arrestations jusqu’à la folle nuit du 5 mai 1956 où, accompagné par deux filles et un voisin,Willie Patterson, il boit tranquillement des bières sous la véranda de son domicile, au 4454 St.Louis Avenue. L’agent de police Thomas Mellow est en patrouille dans le quartier. Il aperçoit un Taxi stationné, celui de Patterson, devant le domicile des Liston. L’agent Mellow demande le déplacement du véhicule. Patterson s’exécute quand soudainement Sonny bondit et agresse l’agent Mellow, s’empare de son arme et le tire dans une ruelle adjacente à son logis. Il lui brise les jambes, le massacre à coups de cross dans le visage, le laisse pour mort en prenant la fuite.
Il est arrêté,deux pâtés de maison plus loin, ivre et paniqué. Il écope etonnement d’une peine de neuf mois de prison (influence de Sarkis oblige.). A sa sortie du pénitencier (Août 1957), il épouse Géraldine Chambers, l’une des deux filles de la nuit du 5 Mai. Si Sonny recouvre sans difficultés sa licence de boxeur ( on prefère le voir boxer dans une salle que le voir dans la rue avec un revolver), les règles ont changé à Saint-Louis. La guerre est déclarée entre le milieu et les forces de l’ordre. Le capitaine de la police, John Doherty fait le ménage dans les rues de Saint-Louis. Il utilise les méthodes du milieu. En Janvier 1958, il appréhende Sonny sous un faux motif (conduite en état d’ivresse). Il l’emmène en périphérie de la ville et esseulés dans un endroit reculé, il lui flanque un revolver dans la bouche en lui ordonnant de quitter St-Louis.
Sonny et Mitchell fuient à Chicago. Mitchell veut le céder à la pègre locale. Pep Barone se présente à Sonny Liston dans un luxueux hôtel de la ville de l’Illinois. Barone est un manager officiel qui sert de prête-nom à la mafia new-yorkaise. Sonny signe le contrat que lui présente Barone, conformément aux recommandations de Mitchell. Il saute dans une cadillac direction Philadephie, la ville de Blinky Palermo qui vient de souffler Liston à la pègre de Chicago..
Nous sommes en Mars 1958.Plus d’une décennie après avoir fui l’Arkansas, Sonny retrouve le schéma de la servitude bicéphale de sa jeunesse. A la violence paternelle de Tobe et l’indifférence d’Hela ont succédé Blinky Palermo et Frankie Carbo, deux gangsters de la côte Est.
Paul John Carbo, dit Frankie Carbo, dit Le Gris, dit Frankie le rital, dit le cousin, est un pur new-yorkais né à Manhattan le 10 Août 1904. Carbo a un casier judiciaire long comme le jab de Sonny, plusieurs condamnations pour meurtres, recels, rackets, escroquerie.Il tire les ficelles du noble art depuis ses multiples planques où il se terre pour échapper à la justice. Tous les grands champions des années 40 et 50 se sont pliés à sa loi. De Sugar Ray Robinson à Rocky Marciano, en passant par Jake La Motta, Archie Moore ou Rocky Graziano, tous ont suivi à la lettre le scénario écrit par l’ayatolah de cet empire invisible.
Son homme de terrain , et le seul en qui Carbo a confiance , est Frank "Blinky" Palermo. Ancien manager de Philadelphie reconverti en bookmaker, Blinky est devenu un personnage incontournable de la scène pugilistique, faisant la pluie et le beau temps, tantôt avocat des boxeurs auprès de carbo, tantôt fossoyeur de leurs ambitions. Blinky exécute aussi les basses-oeuvres comme faire disparaître des témoins gênants ou faire couler des cadavres dans le béton. La légende raconte qu’il a exécuté en plein Manahattan un bookmaker qui l’avait arnaqué de 75 cents. Pour le principe. On n’essaye pas d’arnaquer le roi des escrocs.
Sonny leur concède toute volonté personnelle. Si Tobe faisait avancer son âne de rejeton à grands coups de ceinturons, Blinky exerce une incroyable fascination sur Sonny qui lui confère une autorité totale sur le gamin d’Arkansas. Liston a toujours voulu devenir un gangster à la Blinky. Classe, élegant, discret, efficace avec une reputation le précédant dans tous les endroits qui comptent. Blinky c’est le mythe de l’intouchable, l’inaccessible, le truand à l’épreuve de la justice, à l’épreuve des balles.
Sous la protection de Blinky-Carbo, la carrière de Sonny prend un nouvel essor. Il a droit au retransmission télévisée sur les chaînes nationales du pays, CBS, ABC.....
Les adversaires également sont d’un autre calibre. Après les boxeurs sacrificiels jetés en pâture à une bête assoifée de sang, Liston s’impose comme le principal prétendant à la ceinture mondiale détenue par Floyd Patterson. Il massacre les très dangereux et réputés Cleveland Williams, Nino Valdes, Zora Folley ou encore Eddie Machen.
En 1960, Affirmer que Sonny ne jouit pas d’une bonne réputation est un euphémisme.
Le procureur Hogan a procédé à un gigantesque coup de filet dans le milieu du noble art. Hogan travaille sur le dossier Carbo depuis 1947. Grâce aux élements accumulés depuis une décennie et au témoignage de Jason Leonard, pomoteur de combat à Los Angeles, Hogan arrête le 22 Septembre 1959 Frankie Carbo, Blinky Palermo, Truman Gibson, John Vitale et les innombrables porteurs de valises de l’organisation tentaculaire qui dirige le monde du noble art. La presse se déchaîne contre l’industrie Carbo/Blinky dont le procès fait remonter à la surface les heures sombres et les pratiques occultes de cet univers inavouable.
Les auditions de la commission Kefauver dureront une année entière. Le 1er décembre 1961, Carbo écope d’une peine de 25 ans de prison au pénitencier d’Alcantraz. Blinky est en cavale. La cour le condamne à effectuer 15 années de détention à la prision fédérale de Lewisburg.
Le monde de Liston s’écroule. Pour la première fois de son existence, il est réellement libre. Libre de ses choix, de ses mouvements, libre de sa destinée. Le train Liston déraille encore une fois. Sonny est en camp d’entraînement à Miami en Mars 1962. De retour Vers Chicago, il aggresse sexuellement la femme de son garde du corps, MmePearl Grayson. Des coups de feu éclatent à son domicile. Liston prend de nouveau la fuite, vers Denver cette fois. L’affaire s’arrange. MmeGrayson retire sa plainte contre 100 000 dollars.
Cus d’Amato, manager de Patterson, refuse de compromettre son poulain avec le jouet de la mafia. Il pose ses conditions. S’il veut prétendre à la couronne, Liston doit montrer patte blanche. Sonny s’excécute et débarque sur le champ son manager officiel, Pep Barone mais D’Amato impose un diktat inimaginable, il désigne le futur manager de Liston en la personne de George Katz.
Situation totalement ubuesque au cours de laquelle le manager du challenger numéro un à la ceinture mondiale est choisi par l’entourage de celui qui la détient. Dans toute l’histoire de la boxe, il ne pouvait y avoir qu’un Sonny Liston pour accepter pareil outrage. Cette fois Patterson ne peut plus se défiler. Sonny a suivi toute la démarche démontrant sa nouvelle virginité. Le combat est fixé au 25 Septembre 1962 au Comiskey Park de Chicago. Mais de combat à proprement parler, il n’y en aura.
Deux minutes et cinq secondes suffisent avant que le Jab de Liston engloutisse le peek-a-boo de Patterson. Liston accède au panthéon du noble art avec une facilité terrifiante. L’Amérique est indignée de voir un tel voyou accèder à la ceinture mondiale. Pour l’opinion publique, Sonny Liston incarne le "sale nègre" qui plonge son regard mort dans celui de l’Amérique, pénétre son âme, la viole et l’emmène avec lui dans les ténèbres de son existence.
L’espoir renaît pourtant avec l’annonce d’une revanche programmée le 22 Juillet 1963 dans la ville du vice à Las vegas. Une fois encore, Liston détruit Patterson en deux minutes et neuf secondes cette fois.
Plus rien ne semble arrêter la bête humaine qui provoque l’indignation de la profession. Quant au loin résonne un échos fanfaron venu du Kentucky. Cassius Marcellus Clay Jr veut sa chance et se rend dans un casino de Las Vegas en invitant les médias. Sonny est installé à une table de jeu, les poches pleines de billets, cigare au bec, bourbon dans la main droite et jetons dans celle de gauche, il savoure un bonheur secrétement convoité. Clay débarque avec furie, provoque une esclandre avec son agressivité incendiaire. Les flashs crépitent, les micros se tendent vers le champion du monde qui dégaine un revolver et tire dans la voûte cossue du Hilton. C’est la panique, tout le monde galope à grandes emjambées vers la sortie, Sonny rit de la distorsion obtenue (c’était une balle à blanc déclara-t-il) en jetant les dés avec la même désinvolture qu’il tourne la roulette de son existence.
Liston se résout à affronter Clay à Miami le 25 Février 1964. Il est donné largement favori par les bookmakers. Malheureusement, il est surclassé par le jeune champion olympique de Rome. Pathétique, il abandonne son titre, ses grosses fesses clouées au tabouret à l’appel de la septième reprise.
La revanche offrira une image de désolation. Le 25 Mai 1965, Liston est acclamé pour la première fois depuis bien longtemps par le maigre public du Saint-Dominic’s Hall de Lewiston dans le Maine. Clay s’est converti à l’Islam. Devenu Muhammad Ali, il est l’homme le plus détesté du pays depuis l’assassinat de Malcolm X le 21 Février 1965 dans un temple de New-York. Le contexte de la rencontre est explosif. Les agents du FBI sont plus nombreux que les spectateurs, les sièges des premières rangées sont blindés et le combat est une farce. Sonny s’effondre au premier round sur une caresse à peine appuyée. Il devient le premier boxeur de l"histoire à avoir conquis et perdu le titre poids lours sur KO à la première reprise.
Sonny est définitivement grillé sur la scène pugiliste américaine. Il s’exile en Suède où il descend sans peine de bien pâles combattants.
Il fait son retour aux Etats-Unis en Mai 1967 avec un petit garçon, Daniell, que le couple Liston a adopté. Sonny obtient une licence de boxeur dans l’état du Nevada. Il remporte de nombreux combats face à d’obscures boxeurs sans références jusqu’au terrible KO que lui inflige son ancien sparring-partner Léotis Martin le 06 décembre 1969.
Sonny écoule des jours tranquilles à Las Vegas où il a élu domicile. Il fourgue de la dope pour la mafia locale. Il passe ses soirées dans une suite d’un casino qu’il partage avec son ami Joe Louis. Drogue, alcool, prostituées, le menu plonge les deux anciennes gloires du noble art dans une profonde déchéance.
Sonny s’offre une ultime sortie le 29 juin 1970 sur les rings du Jerser City Armory de Jersey City dans le New-Jersey, plutôt une dernière sauvagerie. Ses poings lacèrent littérallement le visage de Chuck Wepner, jeune espoir blanc qui se distingue dans la contre-bande d’alcools. Quatre-vingt onze points de sutures sont nécessaires pour recomposer le masque sanglant de celui qui ingurgite plus de marchandise qu’il n’en vend.
Le lendemain de Noel 1970, Géraldine quitte Las vegas pour rendre visite à sa mère qui vit à Saint-Louis. A son retour dans le Nevada dans la soirée du 05 janvier 1971, elle retrouve son mari inanimé sur le canapé du salon. Renversé en arrière, raide et gonflé, le pantalon baissé, Sonny dégage une insupportable odeur de cadavre décomposé. L’autopsie n’a pu révéler la cause exacte du décès. On évoque une mort par Over-dose depuis une semaine environ, entre le 27 et 29 décembre 1970.
Une fin totalement improbable pour celui qui a la phobie des aiguilles. Le milieu parle d’un meurtre, d’un réglement de compte pour quelques billets non reversés. Sonny emmènera dans sa tombe les mystères de sa naissance, de sa mort et entre ces dates inexistantes, les secrets d’une âme insondable enfouis au plus profond de son être.
Ainsi vécut Charles L. Liston, le boxeur mort le jour où il est venu au monde.
Sources: "Night Train" de Nick Tosches
Les combats professionnels de Charles Sonny Liston: 54 combats, 50 victoires (dont 39 par Ko), 4 défaites
Bat Don Smith à Saint-Louis par KO au premier round le 02/09/1953
Bat Ponce De Leon à Saint-Louis aux points le 17/09/1953
Bat Bennie Thomas à Saint-Louis aux points le 21/11/1953
Bat Martin Lee à Saint-Louis par KO au sixième round le 25/01/1954
Bat Stanley Howlett à Saint-Louis aux points le 31/03/1954
Bat Jimmy Summerlin à Detroit sur décision unanime le 29/06/1954
Bat Jimmy Summerlin à Detroit sur décision unanime le 10/08/1954
Est Battu par Marty Marshall à Detroit aux points le 07/09/1954 Bat Neal Welsh à Saint-Louis aux points le 01/03/1955 Bat Marty Marshall à Saint-Louis par KO au sixième round le 21/04/1955 Bat Emil Brtko à Pittsburgh par KO au cinquième round le 05/05/1955 Bat Calvin Butler à Saint-Louis par KO au second round le 25/05/1955 Bat Johnny Gray à Indianapolis par KO au sixième round le 13/09/1955 Bat Larry Watson à Saint-Louis par KO au quatrième round le 13/12/1955 Bat Marty Marshall à Pittsburgh sur Décision unanime le 06/03/1956 Bat Billy Hunter à Chicago par KO au second round le 29/01/1958 Bat Ben Wise à Chicago par KO au second round le 11/03/1958 Bat Bert Whitehurst à Saint-Louis aux points le 03/04/1958 Bat Julio Mederos à Chicago Par KO au cinquième round le 14/05/1958 Bat Wayne Bethea à Chicago par KO au premier round le 06/08/1958 Bat Frankie Daniels à Miami par KO au premier round le 07/10/1958 Bat Bert Whitehusrt à saint-Louis sur décision unanime le 24/10/1958 Bat Ernie Cab à MIami par KO au huitième round le 18/11/1958 Bat Mike Dejohn à Miami par KO au sixième round le 18/02/1959 Bat Cleveland Williams par à Miami par KO au troisième round le 15/04/1959 Bat Nino Valdes à Chicago par KO au troisième round le 05/08/1959 Bat Willi Besmanoff à Cleveland par KO au septième round le 09/12/1959 Bat Howard King à Miami par KO au huitième round le 23/02/1960 Bat Cleveland Williams à Houston par KO au second round le 21/03/1960 Bat Roy Harris à Houston par KO au premier round le 25/04/1960 Bat Zora Folley à Denver par KO au troisième round le 18/07/1960 Bat Eddie Machen à Seattle aux points le 07/09/1960 Bat Howard King à Miami par KO au troisième round le 08/03/1961 Bat Albert Westphal à Philadelphie par KO au premier round le 04/12/1961 Bat Floyd Patterson à Chicago par KO au premier round le 25/09/1962 pour le titre de champion du monde des poids lourds Bat Floyd Patterson à Las vegas par Ko au premier round le 22/07/1962 pour le titre de champion du monde des poids lourds Est Battu par Cassius Clay à Miami par abandon à l’appel de la septième reprise le 25/02/1964 pour le titre de champion du monde des poids lourds Est Battu par Muhammad Ali à Lewiston par KO au premier round le 25/05/1965 pour le titre de champion du monde des poids lourds Bat Gerhard Zech à Stockholm par KO au septième round le 01/07/1966 Bat Amos Johnson à Goteborg par KO au troisième round le 19/08/1966 Bat Dave Bailey à Goteborg par KO au premier round le 30/03/1967 Bat Elmer Rush à Stockholm par KO au sixième round le 28/04/1967 Bat Bill Mc Murray à Reno par KO au quatrième round 16/03/1968 Bat Billy Joiner à Los Angeles par KO au septième round le 23/05/1968 Bat Henry Clark à San Franscisco par KO au septième round le 06/07/1968 Bat Sonny Moore à Phoenix par KO au troisième round le 14/10/1968 Bat Willis Earls à Juarez par KO au au second round le 03/11/1968 Bat Roger Rischers à Pittsburgh par KO au troisième round le 12/11/1968 Bat Amos Lincoln à Baltimore par KO au second round le 10/12/1968 Bat Billy Joiner à Saint-Louis sur décision unanime le 28/03/1969 Bat George Johnson à Las Vegas par KO au septième round le 19/05/1969 Bat Sonny Moore à Houston par KO au troisème round le 23/09/1969 Est Battu par Léotis Matis à Las vegas par KO au neuvième round le 06/12/1969 Bat Chuck Wepner à Jersey City par KO au dixième round le 29/06/1970 Carré, propre, limpide très bien documenté,rien à dire cette saga est a la hauteur de ton talent celle d’un conteur du Noble Art inspiré et passionné .Toutes mes félicitations. lors de la revanche avec Ali, tu écris : "Sonny s’effondre au premier round sur une caresse à peine appuyée." ? Match truqué ? Il est pas tout propre le monde de la boxe ! on le savait mais là, on en et sûr ! dago, c evident qu’il est truqué ce combat. Salut Mustapha, De l’excellent !!! Quel destin !!! et quelle brute épaisse quand même...incroyable la mainmise de la mafia à cette époque sur cette discipline, surtout à l’énoncé des noms qui y sont liés... Incroyable qu’il n’ait pris que les fameux neuf mois (relations obligent !)... On a appris qu’en plus d’être un excellent boxeur, il était également un grand amateur d’alcool et de femmes...notamment la précision "elles ont leur instrument de travail ravagé par les coups de butoirs d’un animal démesurément membré"... Merci pour ce très bon article. Aussi impressionnant que l’allonge de son jab ? Pas vraiment sympathique, ce sonny Liston ! On le plaint parce que ses origines sont plus que modestes mais ça reste un sale type. La majorité des boxeurs est comme ça, non ? Des voyous, des brutes, des types qu’on aimerait pas croiser dans la rue. ou est-ce une image d’Epinal ? Et le monde de la boxe est pas mieux. Ce qui ne l’empèche pas d’être fascinant. mus et LBF, les 2 auteurs de qualité du moment drôle de vie, drôle de mort ; ça me conforte dans mon idée que la boxe, c’est pas un beau milieu
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