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le 28/03/2008

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...


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Pour mon premier article sur sportvox.fr, je vous propose de (re)découvrir l’histoire d’Hugo Koblet, et son fascinant mano-à-mano avec l’illustre Fausto Coppi. Ces deux hommes ont dominé le cyclisme du début des années 1950, et les nostalgiques qualifient cette période dorée d’"âge d’or du cyclisme". Voici donc retracée l’épopée de deux super-champions d’une époque qui nous apparaît désormais préhistorique...

Si l’on doit évoquer la grande saga des Maillots Jaunes et des vainqueurs du Tour de France, certains noms nous apparaissent plus glorieux que d’autres. D’un point de vue tout à fait subjectif, j’avoue être admiratif, sans en avoir cependant été le contemporain, des performances réalisées par le Suisse Hugo Koblet en 1951 et le fameux Italien Fausto Coppi en 1952, ces deux années précédant le fabuleux triplé réalisé par un autre immense champion, le Français Louison Bobet, vainqueur en 1953, 1954 et 1955.

Ce n’est qu’à travers les articles du journal L’Équipe et quelques autres récits de ci de là que j’ai glané des renseignements concernant les deux champions cités lors de leurs années victorieuses. De ces lectures, il transparaissait un sentiment évident: ces deux hommes étaient au-dessus du lot.

Notez bien les écarts: Hugo Koblet en 1951 et Fausto Coppi en 1952 ont laissé derrière eux leur suivant au classement général à respectivement 22’00" et 28’17". Deux gouffres... on n’a plus jamais vu cela après-guerre (si, en fait, mais en 1948, l’Italien Gino Bartali s’imposa avec plus de 26’00" d’avance sur son second. Néanmoins c’était avant 1951 et 1952).

Ces écarts chiffrés donnent une idée de la domination qu’exercèrent les deux hommes l’un après l’autre (à noter qu’Hugo Koblet, au grand regret des suiveurs du Tour de France, ne participa pas à l’édition 1952 et ne put donc se mesurer à Fausto Coppi). Des deux hommes aujourd’hui, Fausto Coppi reste le plus célèbre, le plus admiré, non seulement parce qu’il gagna préalablement un autre Tour de France (en 1949), mais qu’il gagna également cinq Tours d’Italie (il fut ainsi le premier coureur à réaliser le doublé Giro-Tour, en 1949, ce qu’il réédita en 1952), et que surtout sa carrière s’étalonna de 1940 à 1958, bien que son apogée soit déjà révolu bien avant sa retraite.

Toujours d’un point de vue subjectif, et d’après les sources écrites que j’ai consultées, je reste intimement convaincu que le Hugo Koblet de 1951 (mais de cette année-là seulement, voire peut-être tout de même de 1950, lorsqu’il gagna "comme il le voulut" le Giro et le Tour de Suisse) a été intrinsèquement l’un des plus grands coureurs de tous le temps, peut-être plus fort, le temps d’un bel été 1951, que les Louison Bobet 1954, Jacques Anquetil 1961, Eddy Merckx 1969, Bernard Hinault 1982, Lance Armstrong 2004... ou avant eux Fausto Coppi 1952! Ce dernier avait participé au seul tour victorieux d’Hugo Koblet en 1951, mais affecté par le deuil de son frère, il n’était plus lui-même.

Un journaliste Italien affirma en 1952 que Fausto Coppi, récent vainqueur du Tour de France de cette année, aurait vaincu Hugo Koblet si celui-ci s’était présenté avec sa forme de 1951. Il est impossible bien évidemment de répondre formellement à cette question, tout comme il est trop ardu de se lancer dans des tentatives d’explications ou de comparaisons des deux champions, pour certaines raisons telles que les différences de parcours des éditions 1951 et 1952.
Je crois pouvoir simplement affirmer qu’Hugo Koblet aurait très certainement, d’après ce qu’il a réalisé en 1951, distancé Fausto Coppi dans des étapes contre-la-montre ou sur le plat, et que l’Italien aurait légèrement devancé le Suisse dans les étapes de montagne.

Ce ne sont que des spéculations, et il convient de rappeler qu’en 1951 Hugo Koblet était autant intouchable sur des étapes plates (il remporta les deux contre-la-montre de l’épreuve et s’offrit le luxe unique dans l’Histoire de la course pour un favori de devancer le peloton constitué de ces meilleurs éléments de 2’35", lors de l’étape Brive la Gaillarde-Agen qu’il remporta échappé) qu’irrésistible dans les cols (ne battit-il pas au sprint son rival Fausto qui semblait avoir retrouvé une certaine forme, lors de la grande étape pyrenéenne Tarbes-Luchon?). Le Suisse avait à l’époque bluffé tout son monde et s’annonçait comme un prodige: il venait de remporter le Tour de France à sa première participation avec une insolente facilité sur ses plus grands adversaires, et Dieu sait s’ils étaient nombreux!

Seul son grand rival national Ferdinand Kübler, par ailleurs lauréat du Tour précédent, en 1950, n’était pas présent. Les autres, ils y étaient: les Italiens déjà vainqueurs Gino Bartali et Fausto Coppi, certes l’un bien vieillissant (37 ans tout de même...) et l’autre étant l’ombre de lui-même (Serse Coppi venait de se tuer sur le Tour du Piémont), ainsi que le récent vainqueur du Giro, Fiorenzo Magni, les prometteurs Français Lucien Lazaridès et Pierre Barbotin, ainsi que les plus confirmés Jean Robic (lauréat 1947), Louison Bobet et Raphaël Géminiani (finalement second du Suisse), les Belges Constant Ockers et Rik Van Steenbergen, ceux-ci pour ne citer que les plus connus...

Hugo Koblet en 1951 est plus fort que tous ceux-là et que tout le monde, et il n’a besoin de personne pour le soutenir (aucun Suisse dans les vingt premiers du général, aucune aide en montagne...).

Vais-je continuer ici de faire le Panégyrique du Suisse? Il convient de mettre les choses au point le concernant. En 1951, Hugo a 26 ans: il effectue sa meilleure année cycliste mais ne reviendra jamais plus à cet état de forme irrésistible. J’affirme que sa carrière est alors terminée. Elle a eu la brièveté d’une étoile filante, et il semble que c’est bien le mot qui caractérise le Suisse, car ni ses 2 secondes places dans le Giro 1953 et 1954, ni ses deux victoires dans le Tour de Suisse 1953 et 1955 n’auront la saveur, le piquant de son extraordinaire succès dans le Tour 1951. Cette année-là, outre le Tour, Hugo Koblet gagne le Critérium des As, le G.P des Nations (sorte de championnat du monde du contre-la-montre individuel) et offre la victoire dans le championnat du monde sur route à Ferdi Kübler.

Bref, il fait tout ce qu’il veut. Surnommé "l’Apollon du Vélo" par l’Équipe pour sa belle gueule d’ange blond, "le Pédaleur de Charme" par le chansonnier Jacques Grello pour la facilité avec laquelle il creuse des écarts sur ses adversaires dans un style d’esthète pur, sans contorsion et sans souffrance apparente, il apparaît comme un phénomène du vélo mais ne confirmera pas, ne confirmera plus... Apres son abstention de 1952, Hugo revient sur le Tour en 1953 mais il chute gravement dans la descente d’un col pyrénéen après avoir distancé les favoris dans la montée. Il abandonne, tout comme il abandonnera de nouveau sur chute en 1954.

Ce sera là sa dernière apparition sur le Tour de France. Son état de grâce était révolu depuis bien longtemps. Dommage... Une seule édition avait néanmoins suffi à Hugo Koblet pour imposer sa marque indélébile sur cette épreuve. Une marque aujourd’hui à peine moins forte que celle laissée par Fausto Coppi après son sacre de 1952. Car Fausto, lui, a tout gagné, ou presque. De plus, il était comme le Suisse un esthète sur sa machine. L’Italien brille au firmament des étoiles du cyclisme car sa carrière fut plus longue, plus complète que celle du routier helvétique.

Mais à formes égales, les deux hommes étaient imbattables, trop au-dessus du lot, et si l’on peut regretter qu’il n’y ait pas eu un terrain propice à une confrontation adéquate entre les deux hommes (éventuellement le Giro 1953, mais Hugo Koblet de cette année-là ne valait pas celui de 1951), on peut encore plus regretter leur mort précoce, pratiquement au même âge. Fausto Coppi mourut en 1960, à 40 ans, de la malaria, tandis qu’Hugo Koblet se tua en voiture en 1964, à 39 ans. Mais l’on peut supposer que ce dernier n’est peut-être pas pour rien à cette mort brutale...

1951, 1952: deux dates dans la grande Histoire du Tour de France. Les victoires de deux coureurs hors du commun qui, alors que le cyclisme se débat dans un interminable combat contre le dopage (qui, soit dit en-passant, existait déjà dans ces années dorées), ne pouvaient pas ne pas être célébrés comme des routiers de légende. Grâce leur soit rendue.

PS: pour les véritables fanatiques du cyclisme, et parce que je ne veux pas qu’il y ait une quelconque polémique diffamante à mon encontre, je précise que cet article existe déjà sur un autre site internet traitant du cyclisme et de son histoire. Je n’ai donc pas "volé" l’article d’un autre auteur que moi, puisque j’ai signé l’article sur l’autre site en question.

Le but de sa nouvelle diffusion sur sportvox.fr est de susciter le débat, et veuillez éviter de vous appesantir sur le dopage... car le cyclisme ne se limite (heureusement!!) pas à ce fléau. Merci de votre compréhension et de votre lecture de cet article.

bulle_commentaire.jpg Les derniers commentaires

par Lionel

le 28 mars 2008 à 11H17

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

Oh un vrai texte, t’inquiète pas s’il n’y pas beaucoup de réactions. La prochaine fois parle Federer ou de Zidane...un truc bien débile et ca marchera mieux.

Intéressant, mais ne passe pas 20 lignes à dire où tu as trouvé tes sources, on s’en fiche, juste à la fin si tu veux, le dèbut est lourd également, mais ensuite c’est très bon, pour ceux qui sont arrivés jusque là.

Sutout continue !!! Je sors dans quelques semaines un texte sur le vélo.

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par clemlc13

le 28 mars 2008 à 11H48

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

Bonjour Lionel, Merci pour tes encouragements et pour tes conseils. J’ai en effet cru comprendre que ce qui faisait vraiment "recette" sur sportvox étaient les articles d’actualités traitant des monuments tels justement Zidane ou Federer... Bien que suivant avec beaucoup d’intérêt l’actualité sportive, j’ai trouvé intéressant d’évoquer plutôt des champions entrés dans l’histoire. L’actualité, d’autres que moi peuvent la commenter et lancer des débats à ce sujet. Je m’attends en effet à peu de commentaires, mais j’espère que comme toi les gens qui commenteront donneront des conseils et des avis pertinents. A bientôt sur sportvox, si mon article arrive à convaincre, je réécrirai !

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par mustapha

le 28 mars 2008 à 12H07

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

merci pour ce papier , bravo !

l’histoire du cyclisme confond romanesque et sportif , surtout dans ces années d’apres guerre ou les champions se multiplient et par leur emulation les exploits retentissants egalement. pour moi coppi est le plus grand, de par la classe, son palmares , son aura . et le duel avec gino bartali. un autre coureur de cette epoque frdi kubler mais Hugo Koblet avait une grande classe c vrai. une prestance, une elegance qui rendait plus belle encore ses victoires.

merci pour l’article

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par Mad Martigan

le 28 mars 2008 à 12H45

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

Merci pour ton article qui est très encourageant pour un premier jet, félicitations.

Par contre je ne partage pas l’avis de Lionel, il faut de tout pour faire un site et certains textes sur le foot ou le tennis sont de très belle facture...

Ce n’est pas tant le thème qui compte que l’auteur, si tu convainc les lecteurs de la qualité de tes écrits, ils te suivront toujours, même en parlant de curling !!!

Et c’est marrant c’est moi qui suis constamment taxé d’élitisme, bizarre comem truc...lol

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par Gin Tonic

le 28 mars 2008 à 12H57

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

C’est vrai que le début est un peu lourd, mais très bon article, très intéressant. C’était l’époque des grandes épopées, magnifiées par les récits de la presse écrite en lieu et place des "simples" images télé du cyclisme moderne.

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par Lionel

le 28 mars 2008 à 13H06

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

mus tu réagis á mon dernier chef d’oeuvre avant que je me fache tout rouge, et que je te parle plus.

Mad pas d’accord avec toi du tout, je connais très bien certains auteurs de ce site, et meme certains très très bien. Je ne te parle pas d’élitisme, quand par exemple Quamel Pusati fait 600 votes avec son Bancarel, et 35 avec son romantisme et Ligue, Mus 30 avec Louis Schmelling, moi 70 avec Marathon, et 20 pour l’instant avec mon Judo (va mettre un com d’ailleurs), c’est qu il y a un problème.

Et je ne te parle pas d’élitisme, c’est un site à vocation commercial et il est normal que le foot soit sur representé, mais, de qualitatif, un minimum au moins. C’est dommage, si on recrutait un modérateur, où qu’il finisse ses deux ans de vacances, où que les mecs répondent à mon cv, ca serait peut etre mieux : les avatars religieux ou politique, cet abruti de Zatopek qui colle une vidéo d’Al Queida et qui est publié aujourd’hui...tu vois ce que je veux dire. Je n’ai rien contre la crise à l’OM ou au PSG, ou autre, étant assez fièr d’étre francais. Et si dire à tous les Cauet de la terre et leurs immondes avatars, dégagez des médias, et de la France si possible, c’est etre élitiste, alors oui je le suis.

Pour revenir à l’article, énorme différence entre le début lourd et la seconde partie, évite les PS, excusez-moi...impose ton truc quoi ! Et continue surtout, on sent que tu kiffes, va’`a l’essentiel.

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par mustapha

le 28 mars 2008 à 13H16

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

tu rigoles tibalt, j’espere !!

tu as voté non a mon papier et tu crois que je vais poster sur ton compte rendu de match entre des helvetes et des germains le tout en sirotant une biere produit du peché et de l’enfer asuré !! le mouloud prend le pas sur le jean-christophe !!

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par Mad Martigan

le 28 mars 2008 à 13H27

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

Bon tu aimes pas mal la provoc aussi mais parfois le 5ème degré ne passe pas toujours... Mais je suis tellement convaincu de la sélection que j’ai écrit un article en ce sens :http://www.sportvox.fr/article...!

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par max le juventino

le 28 mars 2008 à 13H29

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

Bravo pour cet article. j’adore le cyclisme et je suis en admiration devant Fausto Coppi, qui aurait eu une bien plus belle carrière sans la guerre : quel gâchis ! Tu penses que Koblet aurait battu le meilleur Coppi en contre la montre, moi je ne le pense pas, en effet Coppi si ma mémoire ne me trompe pas(je suis trop jeune pour l’avoir connu mais sur ESPN il y avait auparavant des rétrospectives sur les grands du cyclisme), a été champion du monde du contre la montre et je n’ai pas souvenir qu’il avait beaucoup d’adversaire de valeur dans cette discipline.

En tout cas merci pour l’article, car je dois bien avouer que je ne connaissais pas Koblet. Si tu en as d’autres sur le cyclisme, n’hésite pas, je les attends avec impatience.

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par mustapha

le 28 mars 2008 à 13H33

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

non le premier titre de champion du monde de contre la montre sur route a dû etre attribué dans les années 90.

coppi a gagné le grand prix des nations, un contre la montre qui faisait office de championnat du monde officieux en contre la montre .

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par clemlc13

le 28 mars 2008 à 14H02

Koblet-Coppi, ou l’âge d’or du cyclisme...

Mustapha a raison, Max le Juventino : les premiers championnats du monde de CLM en cyclisme sur route ont eu lieu bien plus tard, à partir de 1994, et le premier lauréat en avait été "Monsieur Chrono", j’ai nommé Chris Boardman. Toutes les infos sur le lien suivant :http://www.memoire-du-cyclisme... (rubrique championnats)

Pour ce qui est des capacités de Koblet contre-la-montre, je maintiens par ailleurs mes propos, bien que je considère que globalement Coppi a été plus grand (notamment par ses immenses capacités en haute montagne, et sa classe qui l’a fait gagner sur tous les terrains, notamment dans les classiques ardennaises). Hugo Koblet a en effet été le premier homme à passer le mur des 46 km par heure de moyenne dans un long contre-la-montre sur une épreuve cycliste, et ce dès 1950, alors que Coppi exerçait depuis longtemps dans les compétitions cyclistes.

Autre motif de comparaison : sur le 1er CLM du Tour de France, Coppi s’imposa en 1949 sur un parcours de 92 km en moins de 40 km par heure, quand Koblet gagna en 1951 par plus de 40,5 km par heure le CLM entre La Guerche-de-Bretagne et Angers, long de 85 km (une distance donc peu différente). Enfin, sur le Giro 1953, que j’évoque dans mon article et que Coppi remporta devant Koblet pour moins de deux minutes (un écart minime pour l’époque... !), le rouleur helvète emporta le contre la montre de Follonica en battant le Campionissimo de près de deux minutes. Cette victoire lui permit par ailleurs d’endosser le maillot rose, qu’il ne perdit que l’avant-dernier jour après que Fausto l’ait irrémédiablement lâché sur les terribles pentes du Stelvio...

Coppi surclassait Koblet en montagne, oui (mais de peu, au vu du Tour 1951 !), mais le Suisse battait l’Italien contre-la-montre, à leurs pics de forme. Ce n’est certes que spéculations, mais cela situe mieux les deux hommes.

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