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le 31/07/2007

Athlétic Club de Bilbao


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Nous sommes en 2007 après Jésus-Christ; tous les clubs de football sont formés par des légions de joueurs étrangers... Tous? Non! Car un club composé d’irréductibles Basques résiste encore et toujours à l’envahisseur.

L’Athletic Club de Bilbao est un club à part entière dans le monde du football et encore plus à notre époque où règne sans partage le foot-business. L’Athletic a su rester fidèle à ses traditions et à son histoire tout en remportant de nombreux titres au cours de son histoire.

Tout commença à la fin du XIXème siècle lorsque les navires anglais venaient à Bilbao acheter les matières premières indispensables à la sidérurgie. Les matelots anglais, lorsqu’ils étaient à quai, jouaient à un drôle de sport jamais vu auparavant au Pays Basque, pays habitué à ses shorts traditionnels comme la pelote ou le lever de pierre. C’est ainsi que le football est arrivé à Bilbao et a conquis très rapidement le cœur des habitants de Bilbao. En 1898 naissait l’Athletic Club de Bilbao fondé par 33 jeunes et quelques années après les titres commençaient déjà à s’entreposer dans les vitrines du club: L’Athletic remporta dès 1902 trois Coupes d’Espagne consécutives.

En 1913, l’Athletic comptant de plus en de supporters achètent des terrains près de l’asile de San Mamés et font édifier le stade qui gardera ce nom-là. L’inauguration du nouveau stade de 3 500 places est un événement national avec la venue du roi Alphonse XIII. Le premier buteur s’appelle Rafael Moreno Aranzadi, plus connu sous le nom de "Pichichi" qui est le nom donné aujourd’hui au meilleur buteur de la Liga. Le stade est surnomméLa Cathédrale» et est le seul stade espagnol dans lequel ont été disputées toutes les éditions de la Liga.

Avant la création de la Liga lors de la saison 1928-29, l’Athletic a remporté 9 Coupes d’Espagne. Dès la deuxième saison de Liga, l’Athletic est sacré champion d’Espagne sans connaître la défaite et réalise le premier doublé Coupe-Championnat de l’histoire. L’année suivante, le club basque remporte à nouveau la Liga battant au cours de la saison le FC Barcelone par 12-1, ce qui constitue le record (encore en cours) de la plus large victoire en Liga. Deux autres championnats et une coupe suivront avant le début de la Guerre Civile.

Les années après la Guerre Civile sont difficiles pour l’Athletic qui sous ordre de Franco doit même changer de nom afin d’avoir un nom plus hispanique et devient l’Atlético de Bilbao. Le club retrouvera son nom en 1973. Le club remporte encore une Liga et trois coupes mais les résultats deviennent de plus en plus irréguliers et la valse des entraîneurs ne contribue pas à la stabilité du club. Cependant, au début des années 50, une bande de jeunes issue du centre de formation commence à se faire un nom et deviendra dans l’histoire du football espagnole l’une des plus belles attaques jamais connues: Iriondo, Venancio, Zarra, Panizo y Gainza. Zarra devient un mythe de l’Athletic et de l’Espagne en remportant 6 fois le titre de Pichichi (avec un record de 38 buts sur une seule saison) et marquant le but de la qualification espagnole pour les demi-finales de la Coupe du Monde 1950. C’est ainsi que l’Athletic réalise à nouveau le doublé en 1956 et se qualifie pour la toute jeune Coupe d’Europe des Clubs Champions mais sera éliminé par Manchester United. En 1958, le club remporte une fois de plus la Coupe d’Espagne battant le Real Madrid de Di Stéfano, champion d’Europe en titre, au Bernabeú par 2-0.

Mais le club commence à subir les assauts des cadors de la Liga comme le Barça qui achète Jesus Garay pour 5,5 millions de pesetas de l’époque. Le club destinera cette somme à la construction d’une nouvelle tribune nord pour le stade.

Les années 60 et 70 ne sont guère prolifiques pour l’Athletic qui ne remporte que 2 Coupes d’Espagne mais lors de la saison 1976-77, l’Athletic joue enfin une finale de Coupe d’Europe, celle de l’UEFA, après avoir éliminé des clubs comme Barcelone ou Milan, avant de chuter en finale face à la Juventus (0-1 et 2-1 à San Mamés).

Le début des années 80 est très prometteur avec une grande génération issue du centre de formation ( Urkiaga, Liceranzu, Zubizarreta, Dani, Goikoetxea ou encore Julio Salinas) et sous les ordres de l’ancienne star de l’Athletic Javier Clemente. Lors de sa première saison en tant qu’entraîneur, Clemente réussit à classer l’Athletic 4ème de la Liga et l’année suivante, lors de la saison 1982-83, l’Athletic est sacré Champion d’Espagne 27 ans après. L’Athletic conserve son titre de Champion la saison suivante mais réalise également un nouveau doublé en s’imposant 1-0 face au FC Barcelone où un certain Maradona explose de rage et agresse un joueur de Bilbao et le match finit en bagarre générale sur tout le terrain. Il faut également préciser qu’Andoni Goikoetxea avait brisé la jambe de la star argentine en début de saison lors d’un match de championnat. La fin des années 80 est assez délicate pour le club et les résultats ne suivent pas et différents entraîneurs se succèdent au sein du club sans jamais triompher. Même Javier Clemente, de retour au club, est remercié après une demi-saison. Le club se décide également à acheter des joueurs à d’autres clubs et bat ainsi le record pour le transfert d’un joueur «national» en payant 300 millions de pesetas à la Real Sociedad en 1989. L’Athletic maintient ainsi sa tradition de ne jouer qu’avec des joueurs nés ou formés au Pays Basque.

En 1992, l’Athletic de Bilbao voit arriver un nouvel entraîneur allemand: Jupp Heynckes qui fait monter quelques jeunes en équipe première afin de revitaliser l’équipe dont un dénommé Julen Guerrero qui sera la figure de proue de ce nouvel Athletic. Guerrero est la nouvelle star nationale de la Liga marquant un but dès son premier match et 10 sur sa première saison. Clemente, alors sélectionneur national, le convoque dès le mois de janvier 1993 alors que Guerrero n’a que 19 ans et une demi-saison en Liga. Le Real Madrid et le Barça suivent de très près le jeune basque ainsi que de grands clubs étrangers comme l’Inter et la Lazio mais l’Athletic réussit à convaincre Guerrero de rester au club en lui faisant signer un contrat jusqu’en 2007, garantissant ainsi sa continuité à Bilbao tout au long de sa carrière sportive.

En 1995, L’Athletic réalise à nouveau un transfert record en achetant un jeune joueur de 17 ans à la Real Sociedad pour la somme de 550 millions de pesetas: Joseba Etxeberria. Etxeberria n’avait disputé que quelques matchs avec la Real Sociedad et venait d’être sacré meilleur buteur du Championnat du monde des moins de 20 ans au Qatar. Mais la saison est très décevante et le club n’évite la relégation qu’au cours de la dernière journée avec un hat trick de Cuco Ziganda (actuel entraîneur d’Osasuna) sur trois passes d’Etxeberria.

En 1996-97, les dirigeants de l’Athletic font de gros sacrifices afin d’améliorer l’équipe. En effet, l’arrêt Bosman marque un tournant pour le club qui voit des équipes plus faibles que lui, recruter une ribambelle de nouveaux joueurs issus d’autres championnats. Le club décide de recruter Luis Fernandez comme entraîneur et le Basque français Bixente Lizarazu des Girondins de Bordeaux et Ismael Urzaiz de l’Espanyol de Barcelone comme joueurs. Le club atteint à nouveau les premières places de la Liga et se qualifie ainsi pour la Coupe de l’UEFA. La saison suivante, le club casse à nouveau sa tirelire pour recruter le défenseur Roberto Rios du Bétis Séville pour 2.000 millions de pesetas ce qui constitue un nouveau record pour l’époque (Ronaldo, considéré comme le meilleur joueur du monde, avait été vendu ce même été pour 5.000 millions) et la phrase du président du Bétis après la signature montre bien les difficultés et les limites du recrutement du club basque. Lopera dira après la vente du joueur qu’il venait de vendre un défenseur pour 500 millions de pesetas un défenseur et un Basque pour 1.500 millions. L’Athletic rencontre en effet beaucoup de difficultés pour recruter des joueurs basques de qualité s’ils ne proviennent pas du centre de formation de Lezama car les autres clubs, connaissant la tradition de l’Athletic savent pertinemment que si le club basque veut le joueur, il sera obligé d’y mettre le prix. C’est ainsi que Gaizka Mendieta n’a pas pu rejoindre le club basque en 1996 avant d’exploser avec Valence. Mais Bilbao retrouve sa gloire d’antan en finissant deuxième de la Liga, derrière le FC Barcelone et se qualifie ainsi pour la Champions League. Cette deuxième place est célébrée comme si le club venait de remporter le titre car cela coïncide également avec les cent ans d’histoire du club. Mais le club perd le titre officieux de «Roi de la Coupe» puisque le Barça remporte un 24ème trophée et passe ainsi devant Bilbao.

Lors des années suivantes, l’Athletic a une trajectoire assez irrégulière alternant des saisons au bord de la qualification en UEFA avec des saisons au bord de la relégation. Lors de la saison 2006-07, l’Athletic obtient le plus mauvais classement de son histoire, finissant 17ème et premier non-relégable de la Liga. Mais le club réussit à se maintenir parmi l’élite une saison de plus.

L’Athletic reste un club fidèle à ses traditions centenaires en ayant que des joueurs basques ou formés au Pays Basque et malgré ce que beaucoup considèrent comme un handicap, parvient à se maintenir à une 3ème place historique au niveau du palmarès avec 8 Ligas et 23 Coupes d’Espagne, derrière le Real Madrid et le Barça, étant également avec ces deux clubs, les seules équipes de la Liga à ne jamais être descendues en Deuxième Division.

par Arkaitz
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par Nieso

le 31 juillet 2007 à 10H57

Athlétic Club de Bilbao

Excellent article ! intéressant sur un club historique et inamovible de la Liga...

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par benoit

le 31 juillet 2007 à 11H04

Athlétic Club de Bilbao

Si ça t’intéresses de devenir journaliste sportif contacte moi sur a22H00@yahoo.fr

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par Nath

le 31 juillet 2007 à 13H45

Athlétic Club de Bilbao

Je sais plus ou j’ai vu l’adresse hotmail du gars au dessus, a22h00@yahoo.fr, MAIS JE VOUS METS EN GARDE !

JE CROIS QUE C’EST UNE ENTOURLOUPE ! Je l’ai déjà vu, et je sais plus a quel sujet ! Mais ça ne me dis rien qui vaille ! Faite attention !

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par Nath

le 31 juillet 2007 à 13H51

Athlétic Club de Bilbao

Super l’article ! Très étonnante cette équipe et sa mentalité ! J’ai vu les noms de grands joueurs ! Etxeberria, Urzaiz, Goikoetxea, et Guerrero bon sang ! Que de la starlette ! Franchement j’en ai appris des choses aujourd’hui sur ce club ! Très bon article merci ! ;)

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par Com King

le 31 juillet 2007 à 11H47

Athlétic Club de Bilbao

Sympa cet article...

toujours intéressant de revivre l’histoire d’un club ...

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par macleod

le 31 juillet 2007 à 12H14

Athlétic Club de Bilbao

l’Atheltic avec la Real de SanSebastian, c’est le plus british des clubs espagnols. y a du british chez les basques (la mentalité, la discrétion, le spirit, le physique), une incontestable belle race. y a juste un truc qui me glace, c’est le non respect qu’ils ont pour les animaux et leurs sanguinaires corridas ou lachers de taureaux. respect aussi à l’authenticité de garder une idendité à leur club. et san mames, c’est un stade à l’anglaise. qui se souvient de france vs angleterre en 82 (enfant, ça m’est resté), 40° à l’ombre, le but de Robson et les mouvements de foule derrière le but français. ah ! ces places debouts ! qu’on nous rendent ces "terraces" ! Cameron du parti conservateur nous l’a promis s’il est élu.

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par Arkaitz

le 31 juillet 2007 à 13H07

Athlétic Club de Bilbao

Il est vrai que l’Athletic a eu beaucoup d’entraîneurs anglais, surtout au tout début de son histoire. D’ailleurs, les couleurs de l’Athletic seraient celles de Southampton (nombreuses liaisons entre les deux ports) car à sa création, l’Athletic jouait avec un maillot bleu et blanc (ce qui provoque la risée des rivaux de la Real Sociedad).

San Mamés devrait être détruit dans les années à venir pour laisser place à un nouveau stade plus grand et bien sûr plus moderne de 52.000 places.

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par canape_man

le 1er août 2007 à 08H25

Athlétic Club de Bilbao

Et la race arienne elle est comment macleod ?

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par Nieso

le 31 juillet 2007 à 13H33

Athlétic Club de Bilbao

Oui l’Espagne est sans cesse en mouvement, avec aussi un nouveau mestalla a Valence, un nouveau "Romadera" a Saragosse, Un nouveau stade également pour l’Espanyol et La Real (Sociedad). ça serait pas mal qu’ils accueillent l’euro 2016 ou plutôt le mondial 2018...

tous cres nouveaux stades c’est bien mais c’est dommage de détruire des lieux chargés d’histoire et d’émotions, comme Le stade San Mames ou Anfield Road pour Liverpool. D’ailleurs question à un spécialiste anglais : Que va devenir Anfield Road ? il ne sera pas détruit au moins ?

PS : Le parti conservateur... Macleod viens plus nous parler de progrés, de réforme ou de changement qu’on sait pas faire en France...

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par Arkaitz

le 31 juillet 2007 à 13H54

Athlétic Club de Bilbao

C’est dommage de détruire des stades aussi mythiques. J’ai vu mon premier match de Liga à San Mamés avec mon père il y a bien des années de cela, et j’en garde un souvenir inoubliable. Mais les clubs ont besoin de renouveller leur stade afin d’obtenir des bénéfices plus juteux (loges, etc...) et plus de places assises pour les socios. La Real ne va pas changer de stade il me semble mais juste rénover Anoeta.

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